Évolution du web, où en est-on ?

À sa création en 1989 par Tim Berners-Leele, le world wide web (communément appelé web) est une interface graphique ergonomique permettant la consultation à distance de pages numériques d’informations multimédia (nommées sites web). Il devient accessible au grand public en 1991. Ces sites, commerciaux, institutionnels et personnels, sont diffusés par leurs producteurs via le réseau Internet (ensemble de réseaux informatiques interconnectés développé à la fin des années 60 aux États-Unis).
Ils ne sont que consultables, même si parfois il est possible de réagir sur des forum et dans des groupes de discussion. Ce web est qualifié de web 1.0. ou web traditionnel.

À partir de 1998, les technologies associées au web se simplifient et deviennent plus intuitives. Le web se démocratise : il n’est plus nécessaire d’avoir de grandes connaissances en informatique. L’utilisateur peut intervenir sur les sites et partager des données sous divers formats (images, vidéos, textes). Ils deviennent dynamiques et prennent la forme de blogs, wikis et microblogs. Sur certains, des espaces de collaboration, participation et échange entre les utilisateurs s’y développent. Ils sont alors appelés réseaux sociaux. La communication peut y être permanente et en direct grâce au chat et à la visioconférence. Tout un chacun y participe et se crée pour cela une identité numérique (identité virtuelle). Ces nouvelles fonctions confèrent au web une dimension sociale forte.
Il sert donc à la communication virtuelle et est qualifié de web 2.0 ou web social.

Entre 1998 et 2008, le web devient mobile, c’est à dire indépendant des supports (smartphones, tablettes, ordinateurs et ordinateurs portables). Il devient aussi universel et accessible, c’est à dire indépendant des technologies (systèmes d’exploitation et matériels). Enfin, les acteurs du web s’attachent à le rendre intelligent. Des outils servent à l’analyse des flux de données pour que les ordinateurs les comprennent et puissent mieux répondre aux questions posées. Les données deviennent donc la source de nouvelles connaissances. Des liens sont créés entre sites pour les partager. Des contenus sont regroupés et servent de base à la création d’autres sites. Ils sont connectés aux utilisateurs via des bases de données relationnelles intelligentes.
Les données sont ainsi rendues lisibles pour les utilisateurs, c’est pourquoi ce web est généralement nommé web 3.0 ou web sémantique.
Néanmoins, il n’y a pas de consensus sur ce qui définit le web 3.0 et sur le terme qui doit le qualifier.

Le web n’a pas fini d’évoluer, les usages qui en sont faits aujourd’hui ne préfigurent pas ceux de demain. Certains, par exemple, évoquent un web tourné vers la 3D, d’autres un web encore plus intelligent, plus en lien avec le contexte de son utilisation. Les outils, les supports et les usages qui le constituent tendent, dans tous les cas, de se rapprocher du réel des individus afin de l’augmenter. C’est à dire, interagir en continu et en temps réel avec l’utilisateur, sans que celui-ci ait forcément à solliciter cette interaction.

SOURCES CONSULTÉES EN NOVEMBRE 2014 :

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